Exposition « Les objets capteurs de mémoire »

Cette double exposition croise deux démarches photographiques, elles ont en commun, comme point de départ, des objets ordinaires du quotidien qui témoignent de la vie de personnes proches.

PARALLÈLE 30°

Flora Vala , Emilio Hugo de Wega

2016-2020

Pour enquêter sur la mort mystérieuse de son oncle Hugo, astrologue et photographe français, le 14 mai 1998, au Mexique, Flora part sur ses traces dès l’été 2016. Elle n’avait pour seuls indices: un plumier que Hugo lui avait offert, contenant une plume, qui a disparu, et des photographies dans un album de famille qui portent au dos les indications d’un lieu: désert du Pinacate, Sonora. Elle a pu retrouver les gens qui le connaissaient. Ils lui ont dit que Hugo recherchait Don Juan, un “homme de connaissance” des livres de Carlos Castaneda et qu’il voyageait vers son lieu de transmutation*, repéré sur le parallèle 30, calculé astrologiquement avant son voyage. Héritière de son archive photographique et son appareil photo, elle retrace le chemin des photographies et y découvre une réalité parallèle. Elle reconstruit la mémoire de Hugo à travers les témoignages de ses amis et y raconte ses propres expériences dans ce voyage. Ce voyage est une histoire de boucle et de transmission.

Lieu de transmutation*: En astrologie, lignes de force qui déterminent les positions astro-topographiques propices à une transformation.

DÉCODAGE

David Samblanet

Une amie m’a proposé de l’aider à faire le vide dans sa maison, elle voulait se défaire d’objets qu’elle avait accumulés depuis longtemps, cartes postales, souvenirs, bibelots, livres, magazines, ustensiles, babioles, documents, ainsi que des choses ayant appartenu sur plusieurs générations à sa famille. Au fur et à mesure du temps, je me suis retrouvé avec une collection, tel un anthropologue, j’ai photographié, méthodiquement, une par une, chaque pièce représentant un fragment de son histoire, semblable à un puzzle, cet assemblage formait le récit de plusieurs vies.

En second lieu, chaque objet familier a pris corps avec des enregistrements sonores, objectivés par la propriétaire d’origine, d’où ont jailli la source, la symbolique, l’intimité, la provenance de toutes les concordances de leurs existences.

Au-delà de la capacité d’avoir emmagasiné ces empreintes matérielles, les objets participent de façon significative à saisir l’histoire du monde et, à témoigner de notre mémoire collective, on peut faire récit de tout objet comme on fait feu de tout bois.

2 réflexions au sujet de « Exposition « Les objets capteurs de mémoire » »

  1. Bonjour, je m’intéresse aussi au travail de mémoire au travers des objets, mais aussi à la mémoire du paysage.
    Je suis plasticienne et je viens d’exposer aux Essarts de Bram où j’ai présenté un travail sur mon histoire personnelle dont les objets revisités de façon onirique et poétique. Je vous écris juste pour vous partager mes réalisations si cela vous intéresse. J’espère pouvoir venir voir votre exposition.
    Mon site: http://www.sylvianebardou.com

    1. Bonjour, j’ai regardé votre beau site avec beaucoup d’attention, vos illustrations sur les objets sont de très vivants témoignages. Les chemins solitaires donnent envie d’aller au bout de cette quiétude. Merci pour votre commentaire. David Samblanet

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